tenderly
21/04/2009 07:50 par cristalinette13
mon ami jamais ne m'ennuie
Il est là, tout au bout de la nuit
comme une étoile qui luit
dans un ciel sans bruit
il est comme une lumière
une réponse à mes prières
il me lit et j'en suis fière
je me sens poetesse et altière
mon ami est tout en tendresse
avec ses mots d'allegresse
la mélancolie devient liesse
il est si fort, tout en finesse
j'aime son regard franc
j'aime sa gentillesse
j'aime sa façon de m'aimer
mon amoureux platonique
du bout de la nuit ...
La pluie tombe gaiement
De grosses gouttes soyeuses
Tremblotantes et impatientes
S'écrasent voluptueuses
Sur un tapis de mousse
Aux pieds des arbres en fleurs..
les rayons du soleil apparaissent,
pour qu'aussitôt se forme un arc-en-ciel,
comme si toutes les couleurs renaissent,
dans la main d'un peintre au génie irréel...
cette beauté,en fleurs, au réveil soudain,
se mêle à mes pensées en mille aquarelles,
et fait surgir un monde tendre et serein,
ou frémit la montée de la sève nouvelle...
printemps de renaissance,quand éclot la nature,
et resplendit sous les caresses du soleil,
l'amour butine les émotions et les murmures,
sur ces promesses de la vie,bourgeons en éveil..
Et voguent mes pensées languissantes
et volent mes rêves langoureux
Dans un pastel de désirs, un nuage de plaisir
La promesse d'un amour si doux
et se lève un amour de grâce,
dans un habit de roses et de soie,
ou les âmes voltigent ,aimantes,dans l'espace,
sur la pointe de la beauté,de l'amour et de la joie..
Et toujours ces perles de pluie irisées qui dévalent
Sous la caresse du soleil paresseux
Comme trésaille ma peau sous ton regard de feu
Donne-moi un baiser ô mon bien-aimé ...
Comme une fleur éclose
Sous un souffle d'amour
Dans l'écrin de tes bras
J'ai le coeur qui palpite
Au creux de ton corps
Mille et une tendresses
De caresses en ivresses
Nous font frémir et gémir
Murmures de volupté
Soupirs et sensualité
Parfum de passion
Frissons de bonheur
Fleur parmi les fleurs
La Muse de ton coeur
A l'encre de ton âme
Parfume sa trame
Enfin, l'hiver s'en va, il part,
Avec ses frimas et ses soupirs
Et sa si cruelle rigueur
Le caprice de ses jours gris
La noirceur de ses nuits blanches
Il emporte ses maux et ses griefs
Sa rage et son désespoir
La violence de son souffle glacé
Et ses tourments vêtus de regrets
Ses pluies de tempêtes en pleurs
Et ses orageuses fureurs
Enfin, l'hiver s'éloigne et au loin
Il emportera sa désolation
Son habit de froidure
Ses éclats de tonnerre
La déchirure de ses éclairs
L'hiver s'en va loin d'aujourd'hui
Demain viendront des jours neufs
Et s'estomperont les chagrins
Le jour se lève
Le vent léger caresse le matin
La rosée perle de mélancolie
Sur les rêves de la nuit
Les pétales de la rose se referment
Sur son coeur amoureux et jaloux
Les étoiles nacrées d'or connaissent ses soupirs
Et la lune irisée partage son secret
Le tourment d'une intense passion
Ses intempéries et ses éclosions
La tristesse de sa résignation
Mais bien caché au creux de son amour
Le coeur de la rose bat en sourdine
Dans l'enclos de sa solitude
Ne sais-tu pas ô toi que j'aimais
Ne sais-tu pas
Que dans son écrin
De velours parfumé
Ce coeur qui t'aimait tant
Ne pouvait fleurir
Que par ton sourire ?
Le jour se lève
Et le vent se met à souffler loin
Emportant chaque fois un peu plus
Ce parfum d'amour
Dans un tourbillon de regrets
Pour ne laisser place
Qu'à des rêves désormais fanés
Qui ne refleuriront jamais
Je m'ennuie de toi je m'ennuie de moi
Les couleurs sont ternes et fades les parfums
Les mots ne riment plus ils sont monotones
La musique grince, partition de désolation
Je ne sais s'il fait jour ou nuit
Fait-il chaud, fait-il froid ?
Le soleil est frileux, la lune blafarde
Je n'aime plus les cieux
Je déteste mon coeur amoureux
Et ce temps qui s'étire à n'en plus finir
Le miel est fade, les fleurs se fanent
Alors je vais marcher sous la pluie
Parmi les gouttes d'eau qui s'écrasent
Comme des larmes longtemps retenues
En rafales rageuses plaquées par le vent
Même le printemps est triste
Comme pris dans une tourmente
Un orage de maux
Bourrasques de chagrins
Les étoiles sont éteintes
Tombe la pluie sur mes pensées
Qui voudraient bien s'effacer
Mais mon coeur dessine ton visage
Et alors plus que jamais
J'ai la fièvre d'amour à fleur de peau
Le bonheur de ton sourire me manque
Le souvenir de ton regard me hante
Je m'ennuie de toi
Je ne m'aime pas sans toi
Bienheureux qui a le coeur dur
La vie s'écoulera sans tracas
Pas d'émotion ni d'état d'âme
L'autre a toujours forcément tort
Vivre pour soi avant tout
Cueillir fleurs et couleurs
Au gré de sa fantaisie
Selon son bon vouloir
Faire fi de l'autre
Surtout contenter son égo
La fidélité n'est qu'un vain mot
Papillon aux envols légers
Butiner de-ci de-là avec entrain
Fort d'une carapace de certitudes
Celui-là ne connaît pas le chagrin
Aucun doute ne l'habite
Il est forcément parfait
Puisque rien ne peut l'atteindre
Bienheureux qui a le coeur dur
Il n'entend que l'écho de sa voix
Il ne voit que le reflet de son regard
Il ne sait pas l'infini de la tendresse
Il ne connait pas la passion d'amour
Faut-il qu'il ait souffert
Pour ne plus savoir aimer sans détour
Ou bien peut-être tout simplement
Ne sait-il plus aimer ?
Plaise aux cieux
Que jamais je ne sois parfaite
Plaise aux dieux
Que toujours je puisse mordre la pomme
De tout mon coeur
De malheureuse pêcheresse !