sous bois
27/03/2009 13:54 par cristalinette13
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Comment ne pas penser à lui
Alors que je vois son visage partout
Comment ne pas lui sourire
Quand sa voix résonne en moi
J'aime nos éclats de rire
Et j'aime ses baisers impétueux
Qui me rendent fiévreuse
Il peut bien neiger
Je n'ai plus froid quand je pense à lui
La pluie devient gouttes de rosée
Et le vent farandole de bonheur
J'aime passer mes mains dans ses cheveux
Quand il m'attire tout contre lui
Alors je m'enivre de son souffle
Et plus rien n'existe que lui
Il devient mon univers ma vie
Je respire au rythme de son coeur
Pulsions passion et frissons
Dans la volupté de nos amours
Fleurit un jardin des délices
Je l'aime d'un amour fou
Comme une pluie de bonheur
Noyée dans un océan de douceur ...
Ce premier baiser d'amour
En mon coeur brûle toujours
Ton regard couleur horizon
Brille d'une infinie passion
Ton sourire plein de douceur
Accroît ce moment de bonheur
Tes murmures de tendresse
Me plongent dans l'ivresse
Le souffle court et émue
Sur toi je scelle ma vue
Je ne suis alors que sensation
Au rythme de chaque pulsion
De nos coeurs qui vaccillent
De nos corps qui oscillent
Ces mots qui s'échouent
Dans le creu de mon cou
Et sussurrent dans l'oreille
Les milles et une merveilles
De ton Amour ce vrai trésor
Le Poète-Chanteur, auteur compositeur, interpréte, avec une voix modulable selon son humeur, un vaste repertoire ou il chantait la mélancolie, l'amour ou le désamour, la joie ou la tristesse...Un artiste complétement libre de ses choix et en osmose avec son public, un vrai Poète qui à échappé à la loi du fric-system ... Je n'ai pas terminé de re-découvir ce fleuron de la chnason française ...
Alain Bashung La nuit je mens
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens
effrontément
J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors Sauter à l'élastique Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
la nuit je mens...
La nuit je mens, Alain Bashung
Chérie ?? ma chérie !! chérie !
Il se rit de moi et il me fait rire !
Mon bien_aimé à l'esprit taquin
Oh! ses yeux quand il me dit " chérie "
Son regard de félin devient caresse
Et son rire joyeux et silencieux
Est un éclat de bonheur perpétuel
Il est passion et douceur
Fièvre et tendresse d'amour
Il est mon vertige et mon ivresse
Sa voix est ... est .... oh! je sais pas!
J'adore le dégradé de ses " chérie "
Alors je perds mes mots
Je me noie dans sa présence
Et délicieusement
J'oublie tout ce qui n'est pas lui !
( illustration :création Vita )
parfois quand le silence s'installe
l'attente cesse de se languir
et le temps devient inerte
les émotions lentement se figent
et l'immobile indifférence devient un rempart
on range son coeur dans une oubliette
on dit à sa mémoire d'oublier ses yeux
et on ne tremble plus d'amour ni de désir
on devient insensible et sage;
raisonable ... et s'endort alors la peau
les rêves font une trève
et la solitude devient un refuge
la vie s'écoule alors paisiblement
sans reliefs et sans heurts
les nuits sont blanches et frileuses
et les jours sont gris, plein d'ennui
mais tout est uniforme et plat
le silence résonne d'ecchos éteints
l'attente s'est assoupie, je ne l'entends plus gémir
et passe le temps et passe la vie et s'use l'amour
l'indifférence succéde à l'indolence
et si d'aventure le coeur trésaille
ce ne sera rien, rien ou bien parfois...
parfois l'agacement d'un souvenir
qui voudrait faire fleurir un sourire
ou la fragance d'un parfum
humée au hasard d'une errance
qui voudrait raviver des frissons de vie ...
le vieil homme trésaille ...
il a entendu un bruit
oui, là, dehors : un moteur
les roues qui crissent doucement
le gravier qui fait tapis... le silence
alors il se lève
lentement, il va vers la fenêtre
en clignant des yeux
comme s'il se préparait à un éblouissement
"mon dieu, serait-ce elle? ma fille est là ?"
oui, c'est elle enfin...non, non cela ne peut
mais pourtant il faudra bien... elle doit venir
je l'attends, mais depuis si longtemps
chaque fin de semaine
je suis si fatigué, toutes ces saisons si semblables
j'attends, et les heures m'ont usé de desespoir
est-ce que l'espoir a jamais existé ? je ne sais pas
je ne sais plus, il s'est perdu dans les méandres de mes peurs
je ne sais qu'elle et ces journées béantes sans elle
je ne peux quitter ma maison, ni cesser de l'attendre
ma fille bien aimée, mon enfant, ma toute petite
c 'est à dire qu'elle est partie
comme çà, sans mot dire
elle est partie, puis elle a décidé de faire silence
peut-être avait-elle besoin de solitude ?
cela devait être juste pour un moment
pas longtemps
mais en tout cas pas toujours, pas comme çà
alors le vieil homme disait : demain! demain c'est sûr elle sera là
mais demain est toujours arrivé, seul, sans elle
elle qui ne sait peut être plus dire,ni penser " papa, maman..."
c'est une terrible sentence, une affreuse réalité...
ma fille nous oublie chaque jour un peu plus
ou bien est-ce une habitude d'absence ?
dis-moi ma mie, ma tendre, dis-moi : pourquoi ?
pourquoi notre bébé nous laisse seuls avec nos questions ?
dis-moi ma mie, ma douce, dis-moi qu'elle va venir
il faut qu'elle nous revienne
la vie n'a plus de couleurs
plus de parfum, il fait toujours si froid, si froid ...
cela fait si longtemps ... comment est-elle ? comment va-t-elle
pense-t-elle à nous, parfois ?
dis-moi ma mie ma chère épouse, dis-moi ...
elle... notre fille... c'est un peu de toi et un peu de moi
c'est de l'amour
alors ma mie, pourquoi ? comment ? ma mie, je t'en prie...
donne-moi ta main, viens me dire ô mère, ô femme,
dis-moi même si tu ne sais pas
j'ai besoin de tes mots, toi, tu sais toujours tout
même quand tu ne sais pas
dis-moi ô mère de ma fille adorée, dis-moi pourquoi elle est partie...non!
non, je ne veux pas savoir, ce n'est pas grave, dis-moi juste " quand "
dis-moi mon amour ma mie, quand notre enfant va-t-elle enfin revenir à la maison ?
QUAND ?