callanques de marseille
05/02/2009 10:02 par cristalinette13
Du côté de marseille-nord, la callanque de Sugitton
Juste en dessous du parc botanique du Mugel
Une crique et un bout de plage
Et ces pins qui étendent leur branches
Comme s'ils voulaient plonger dans les flots
Attirés par ce magnifique bleu
Du ciel azur qui se mire dans l'eau ...
Un gabian sur les flots bleus
De la belle Méditerranée
Il semble repus
Sans doute de poissons !
.
J'ai le cœur qui tremble d'amour
Je l'aime tant et tant
Mais il ne le sait pas
Mais je ne lui dis pas
Je regarde la mer
Cette Méditerranée si bleue
Et mes pensées aussi deviennent bleues
Elles prennent la teinte de ses yeux
Tantôt azur, parfois algues marines
Pour un long vagabondage
Pour un lointain rivage
Où mes pensées feront naufrage
J'ai le cœur coquillage
A bout de souffle
A bout d'amour
Silencieux mais tourmenté
Echoué en profondeur
Sur un tapis de sable ouaté
A demi enfoui dans le secret
De ce silence que je m'impose
A l'abri des vagues
Loin de tout clivage
Vis pour moi, qui ne le peux plus
Ris et mords la vie à pleines dents
Laisse passer les vents violents
Et leurs tourments impatients
Vis pour moi dans la joie et le bonheur
Ris des mille et une faveurs de cette vie
Elle qui n'en finit plus
De m'échapper
Elle qui se joue de ma destinée toute tracée
Vis, car à travers tes rires, je rirais aussi
Vis, sois heureuse, car ton bonheur sera le mien
Vis, fais-moi l'offrande de ta gaieté à satiété
Ne laisse pas un chagrin assombrir ton ciel
Ne permets pas qu'on te fasse de la peine
Vis, ô ma soeur de coeur
Vis, et n'oublie pas que je ressens
Tout ce que tu ressens
Sois heureuse ma chère insouciance
Afin que je le sois aussi
Je puise ma force dans ta joie de vivre
Je sais tes éclats de rires
Et tes fringales nocturnes !
Combien d'heures avons-nous passées à rire
Alors que tout dormait autour de nous
A présent c'est moi qui vais m'endormir
Oh, je continue à prendre mon temps
Et je laisse mon âme vagabonde flanner
Tu sais bien qu'elle sort parfois de mon corps
Pour échapper à la douleur
Mais aussi pour être toujours auprés de toi
Et pour veiller sur toi, ô ma soeur de coeur,
Croque la vie à pleine dents
Tourne toi vers le bonheur
Et ne laisse jamais personne te faire de peine,
Croque la vie.
Pour toi ma chère Salwa ...
Les cerises de Sefrou
Les cerises de Sefrou suspendues à leur queue frêle,
Les cèdres de l’Atlas, les singes d’Ifran(e)
Dégagent un air impur mêlé de pluie et de grêle
Et toi courant à la recherche de bois dans la forêt en flamme
Tes lèvres sont de rouge pourpre de coquelicot, et ton sourire léger
Murmure de mots ruisselant en nostalgie dans les eau de Sébou,
Mieux que la brise soufflant sur les collines de Fez jonchées d’orangers,
Mieux que les cèdres de l’Atlas résistants aux vents et toujours debouts.
Mais la subtile femme en toi réside dans la porteuse d’eau,
La brise qui joue avec tes cheveux au vent dans le verger
Et l'eau de source de Moulay Yacoub t’appelle là-haut
Pour remplir de cristal ta jarre aux fleurs d’oranger !
Ô Femme de Fez et D’Alep souviens-toi des escapades à AIN CHKEF
Des premiers baisers volés aux garçons sur tes joues douces,
Il n'est meilleur souvenir que celui inventé dans ton fief,
Attablée dans ton jardin marseillais à ta main une flûte remplie de mousse.
Mani
La pluie tombe
A travers bois,
Un léger vent
Tiède et rieur
Souffle à travers les branches
Alors la pluie danse
A travers les feuillages or
Dans une robe transparente
Toute de dentelle perlée
Au dessus des nuages ocres
Le soleil tente de percer
Mais un arc-en-ciel rieur
Forme une voûte de gaieté
Et se mire sur les gouttes irisées
Qui parent le cœur des fleurs
Et tremblotent au bout des feuilles
Pour enfin s'écraser de volupté
Sur un tapis de mousse nacré
Alors j'offre mon visage à la pluie
Et je ressens chaque goutte d'eau
Comme une goutte de bonheur
Comme les doux baisers
De mon tendre bien-aimé