indolence
30/10/2008 11:54 par cristalinette13
et tombent les feuilles mortes
comme s'écroulent les rêves
doucement et sans bruit
leurs couleurs s'eteignent
plus rien ne luit
ne reste qu'un tapis triste
couvert d'une pluie insipide
et cette âpre odeur de solitude
même le ciel s'est eteint
les nuages se cachent
le bonheur enfui
le désir devient souffrance
l'âme sans écchos
poussière de souvenirs
solfège sans note
feu sans flamme
et tombent les feuilles mortes
comme une mélancolie
et d'un amour rêvé
l'agonie
Je voudrais voir le jour vif
Se lever sur la noire écume
Des marées d'équinoxe,
De ma folie sans cesse renouvelée,
De mes yeux verts fatigués
Oublier l'hiver passé et du soleil,
Réapprendre la clarté avec Crista.
Je voudrais voir l'oiseau en liberté,
Qui va et vient au ciel
Sur ma planète de l'été
Sans cesse réinventée.
De mon coeur plein
Me sentir prêt à déborder
Et de ses ailes réaprendre à voler.
Je voudrais voir l'esprit se créer
Avec des mots nouveaux
Aux temps sans cesse apprivoisés,
De ma bouche bafouiller puis chanter
Et au vent de leurs libres voiles s'en aller ,
Vers mon amour de Crista.
Pour toi crista ton coeur aux yeux verts oxo
texte de nihi ...( suite de ce splendide poème chez nihi )
Dans le fin fond des espaces sidéraux des constellations,
J’ai vu ton panache de comète , queue de glace et de lumières,
Toi ma planète ultime du cortège, toi ma planète première,
Astéroïde voyageur silencieux de la voie Lac thé : consternation.
Tu m’amènes un message divin des soleils lointains
Je devine dans tes chondrites les éclats des grains clairs:
Nucléosynthèse de mots tissés de métaux divers et de lumière,
Tellurique féerique sphère je t’attends chaque matin.
Sonnet Franco-Marocco-Syrien
La belle Saloua impose sa loi méditerranéenne
Sur les façades des côtes de galets rongés par les courants,
Sans se soucier du Mistral soufflant sur les sommets mourants
Dont la vie est partagée entre Alep Atlas la Marseillaise –Citoyenne.
La Fille Songeuse rêve d'un mélange de vie Occidentalo-Orientale
Dans ce monde préfabriqué par des inertes de choc de civilisations !
Elle songe, rêveuse d'une vie simple d'amour et de partage transcendantal
Au beau milieu des égoïsmes à tout va comme unique et seule sensation.
Au chant des cigales elle répond avec des mots d'Amour,
Qu'elle distribue généreusement sans tapages ni bruits de tambours
Elle respire la joie cachant ses mélancolies personnelles pour elle.
Et la vie belle continue dans sa méditerranée la mer la plus belle
Elle se verrait bien vivre dans n'importe quelle terre inconnue
Citoyenne du Monde sans rien renier d'où elle est venue.
Merci à l'auteur pour ce texte reçu par mail et sans signature : cet hommage me fait sourire de plaisir ... tant pis si je suis vaniteuse, je suis contente !
Il est mon Soleil,
Et il dit que je suis belle
La lune glacée sourit
Complice
Il me dit qu'il m'adore
Alors je me sens déésse
Dans son amour infini
Je deviens
Sa planète ardente
Il fait de moi sa Vénus,
Son sourire de berger
Fait fondre mes cristaux de glace
Ses mots me couvrent
De poussière d'or
Et dans l'immensité de la voie lactée
Au milieu d'une farandole d'étoiles
Je tourne autour de lui
J'ai le coeur tournesol
Il est mon Mage
Et je reste
Son Etoile
Je ne viens pas de l'île de Rhodes
Somptueuse roseraie
Aux mille et une fleurs éclatantes
On y trouve la rose isolée
Simple blanche et virginale
La timide rose semi-ouverte
Aux jolis ton pastels et ocres
La jeune et gracile rose en bouton
A la déclinaison arc-en-ciel d'été
La rose épanouie, éclose de gratitude
La douce et si grâcieuse rose ponpon
Puis la rose jaune,vêtue d'or et de jalousie
Aussi éclatante de lumière que de colère
La rose rose, digne du plus beau des camées
Et aussi, profusion de roses rouges
Roses rouges vermeilles et merveilles
Symboles de l'amour fervent et sincère
Rhodes flamboie de milles et une pétales
Tel un jardin des dieux...
Moi, je viens de Damas
La rose de Damas est aussi ancienne
Que le palais de Cnossos en Crète
Alors comme la femme de la nuit des temps
J'ai le sang rouge vif dans mes colères
J'ai la jalousie féroce dans mes amours
Je me fiche de la grâce et de la pureté
Je préfère être pêcheresse amoureuse,
Enivrer et d'amour intense
Combler mon bien-aimé,
Je dresse les épines les plus féroces
Autour de nos coeurs en osmose
Puis je l'étourdis de mon parfum
Et le couvre d'autant de baisers
Que de pétales de roses
Parfumant Rhodes et Damas réunies