naufrage

06/07/2008 15:50 par cristalinette13

  • naufrage

    naufrage

    06/07/2008 15:50 par cristalinette13

C'est d'un morceau de ciel azur
Devenu gris terne et indifférent
Que me vient cette mélancolie
Les vagues bleues de l'océan
Emportent au loin ton image
Et je la regarde qui s'éloigne
Pour se fondre dans l'horizon
D'un futur qui ne sera jamais
La houle caresse l'ocre rivage
Là ou meurent les coquillages
Vides de toute perle d'espoir
Pour adoucir ces frissons frêles
Une poignée de sable chaud
Chaque grain est une larme
Qui s'écroule séche et arride
Morne déclin du bonheur
Comme un soleil d'été eteint
L'amour sans vigueur fléchit
Le coeur plonge tel une ancre
Il sombre et se fixe à jamais
Dans les profondeurs de l'oubli
D'un rêve à jamais endormi

bleu-lavande

05/07/2008 23:39 par cristalinette13

  • bleu-lavande

    bleu-lavande

    05/07/2008 23:39 par cristalinette13

L'onde légère de la rivière qui court
Le gai murmure des flots rieurs
Des rives bordées de boutond'or
Au loin une envolée de perdrix
L'homme assit sur son banc de pierre
Regarde l'horizon en rêvant
Il pense aux lendemains bénis
Ou enfin sa belle sera à ses côtés
Le bleu-mauve du champ de lavande
Est pour lui une couleur d'espoir
L'arc-en-ciel de ses doux rêves
Tisse un pont entre ciel et terre
Chaque soir d'été au crépuscule
Le regard pensif et interrogateur
L'homme songe aux caprices du destin
Et à la vanité des faux espoirs
Mais il croit en sa belle bien aimée
Alors silencieusement face au ciel
Et de toute l'ardeur de son être épris
Languissant et éperdu d'amour
Il fait le serment de l'attendre toujours
Afin qu'un jour elle aussi
Puisse venir à ses côtés
Enfin se reposer et l'apaiser
Sur ce joli banc de pierres
Face à ce pré bleu-lavande
Ou il la couvrira de baisers
Jusqu'à la nuit des temps.

blessure

05/07/2008 14:31 par cristalinette13

  • blessure

    blessure

    05/07/2008 14:31 par cristalinette13

Oh, fléches de Cupidon, cruelles et aveugles
Cessez vos grands coups de blessures d'amour
Que l'arc malicieux cesse de vous élancer
Telles des étincelles jaillies de nulle part
L'armure de ma tristesse est lasse et usée
Et le remord des fantasmes du passé eteint
Vous n'atteindrez qu'un coeur assoupi et résigné
En vagues aux pointes d'acier couleur déraison
Partez, allez au loin faire vibrer des âmes conquises
J'ai enduré chacune de vos chiméres sans pleurs
Mais je n'ai que faire de vos traits éphémères
Partez au loin, Ô fulgurantes flèches de Cupidon,
Qu'ailleurs vous puissiez oeuvrer à quelque union
Là-bas où reste encore des traces de passion
Là-bas au pays des pas perdus de l'amour ...

tranche de vie

04/07/2008 12:21 par cristalinette13

  • tranche de vie

    tranche de vie

    04/07/2008 12:21 par cristalinette13

v
Chaque matin, dés six heures
Un reveil dans le calme doux
De la tièdeur d'une chambre
A travers les volets croisés
Un ciel bleu tendre
L'homme se léve, s'habille
Une tenue légère et sportive
Il sort de sa maison
Son esprit scientifique
Ne voit pas la rosée du matin
Mais la condensation qui ruisselle
Des arbres et des arbrustes
Et la petite nappe de brouillard
Une herbe verte à ravir un petit lapin
Il s'élance vers la lisière de la forêt
Au delà de la clairère, tres peu de monde
L'homme court doucement
Sur le même chemin
Matin aprés matin
Il court jusqu'à ce que son dos
Coule comme un ruisseau
Sa course en forme de grande boucle
Le ramène vers sa maison
Une douche , un café
Ensuite sous la tonnelle du jardin
Un petit déjeuner solitaire mais détendu
L'homme est un solitaire
Pas une âme pour le troubler
Pas un coeur pour l'émouvoir
Aucun désordre dans son monde aseptisé
Aucune inquiétude ne trouble ses pensées
L'homme vit heureux d'être seul
Cette solitude est son choix.

bleu

03/07/2008 00:03 par cristalinette13

  •  bleu

    bleu

    03/07/2008 00:03 par cristalinette13

Dans la nuit sombre
La prunelle de tes yeux
Eclaire mes rêves
Des songes bleus
Aux reflets d'amour
Qui riment toujours
Avec des souvenirs
Issus de fantasmes
D'un monde iréél
Et d'un jardin secret
Au sol de pâquerettes
Balancelle et ritournelles
Serments de pacotille
Baiser immaculé
Entaché d'honneur
Froid et sans vie
Comme en sursis
Passe le temps
Insipide et indolent
S'étirent les nuits
Le bleu vire au gris
Au petit matin blême
S'eteignent les rêves
S'estompe ce bleu
Mais le Soleil brille
Il dessine demain
Eclatent les couleurs
De l'arc en ciel de la vie
L'horizon flamboyant
Le rougedes amants
Le rose tendresse
Le vert de l'espoir
Les couleurs du bonheur
Mais il me manque

Le bleu de tes yeux.

noir

01/07/2008 09:16 par cristalinette13

  • noir

    noir

    01/07/2008 09:16 par cristalinette13

La nuit noire est devenue blanche
Le soleil n'est plus qu'une brûlure
La lune triste et blafarde s'endort
Les étoiles s'eteignent une à une
L'arbre n'exale plus que des soupirs
Le joli coeur des fleurs est fanné
L'herbe haute parée d'orties rêches
Le temps immobile dans le gris
Les collines semblent des dômes
Les couleurs sont ternes, tristes
La froideur etend ses bras décharnés
La vaine quête du bonheur rêvé
Le désarroi imense du vide absolu
La fuite en avant vers nulle part
Les larmes amères de tristesse
La reflexion
L'acceptation
La résignation
L'adieu
L'oubli

secret à deux

29/06/2008 13:15 par cristalinette13

  • secret à deux

    secret à deux

    29/06/2008 13:15 par cristalinette13

Ressentir une joie diffuse
Etre heureux, léger, et serein
Le bien-être de l'ai pur vivifiant
Aimer ce doux sentiment caché
Peur d'avouer cet amour discret
Plein de douceur et de tendresse
Penser avec le coeur, aimer,
Mais ne pas oser le dire à l'autre
Homme et femme en amour
Ce sentiment si fort, ce désir
De l'embrasser, de tenir sa main
Cette envie d'être deux, toi et moi,
De partager cette intensité
Se regarder les yeux dans les yeux
Adieu la timidité d'un sourire
Parler sans rien dire
Mais ne rien avouer
Juste déposer un baiser
Plus éloquent que les mots
Et tête contre tête respirer
Son parfum de passion
Se laisser emporter
Se promener dans un monde
Ou je pourrais enfin sortir
De mon cocoon d'où en secret
Je rêve de partager sa vie
Je rêve de lui appartenir
Et qu'enfin en égoïste
Nous vivrions ensemble
L'un pour l'autre
L'un à l'autre
Puisse ce rêve un jour
Devenir enfin réalité
Puisse enfin un jour
Notre amour éclater
En une pluie d'étoiles
Nous innonder de bonheur
Avec pour seuls témoins
Nos coeur amoureux
Le soleil, la terre et le ciel
La caresse du vent
La complicité de la lune
Et au coeur de la nuit
Toi et moi enfin réunis.

balade en Provence

29/06/2008 09:31 par cristalinette13

  • balade en Provence

    balade en Provence

    29/06/2008 09:31 par cristalinette13

Petit chemins de Provence qui chantent
A flancs de collines chatoyantes
Au bord des rivières paressseuses
Les coteaux aux couleurs audacieuses
La beauté de la course d'un écureuil roux
Et dans l'arbre les yeux ronds du hibou
Bruissement des herbes parfumées
Parfum de lavande et champs de blés
Le soleil qui dore le ciel et la terre
Le coeur des fleurs qui livrent leur mystère
Comme une chanson de joie et de vie
Qui frissone au dessus des prairies
Confiance des jours et des nuits chaudes
Du coucher de soleil jusqu'à l'aube
Un ciel splendide d'été langoureux
De la terre provençale amoureux

sollitude

29/06/2008 08:39 par cristalinette13

  • sollitude

    sollitude

    29/06/2008 08:39 par cristalinette13

Solitude, tais-toi, nul ne t'entend
Tais toi et oublie tes sentiments
Reste tapie dans l'ombre sombre
Fidèle compagne de toutes saisons
Tu restes cachée dans la pénombre
Qui entoure la vie d'un halo triste
Bien régentée et sans déraison
Aucun rêve ni désir ne t'encombre
Tu es là, solitude, comme ces heures
Ou dans le noir de la nuit eternelle
Tu ne laisses poindre aucune lueur
Comme le tic-tac fade et sempiternel
Des aiguilles d'une horloge résignée
A laisser s'écouler le temps des regrets
Sans jamais essayer de l'enrayer
Ne bouge pas solitude et reste là
Fidéle compagne froide insensible
Chape de glace et de froideur
De la mort tu as l'horreur et la raideur
Solitude, ennemie de la vie

Rêverie

29/06/2008 08:28 par cristalinette13

  • Rêverie

    Rêverie

    29/06/2008 08:28 par cristalinette13

La douceur d'aimer à nulle autre pareille
Comme une caresse de rosée et de senteurs
Parfume les nuits des amants séparés
La tristesse passagère dans le soir vermeil
Devient euphorie au petit matin, mon adoré
Passent les jours, bientôt tu seras là
Et enfin je m'endormirais dans tes bras
Au rythme des battements de ton coeur
Tout contre mon coeur allangui et rêveur...
Comme seule peut avoir la lueur du bonheur
Et voguent mon âme et mes pensées
Au-delà de l'horizon sans fin de cet amour
A travers des nuées de larmes retenues
Comme suspendues dans les nuages
En pluie mes baisers voleront vers toi
Poussés par un doux vent de tendresse
Dont je ne peux retenir l'euphorique ivresse
Passe le temps mon amour, mon adoré
Passe le temps je t'aime toujours autant