La Pomme Rouge
12/11/2010 18:40 par cristalinette13
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Au petit matin
A l'heure ou le soleil ne brille pas encore
A l'heure ou la rosée abonde sur les pétales
Au petit matin doucement je me lèverai
A pas feutrés et silencieuse
J'irai vers la fenêtre
Ouvrir les persiennes
Et respirer cet air frais
Riche des senteurs de la terre
Et des secrets de la nuit qui s'endort déjà loin
Les arabesques espiègles
De mes songes éveillés
Se profilent alors
Là-bas sur l'horizon
Comme une farandole joyeuse
Qui caracole sur la ligne ondulante et dentelée
Des collines parées de grands pins
Je devine à leur pied
De somptueux bosquets de genêts
Des lits de lavande et de thym
Des lauriers capiteux
Et au loin la garrigue qui s'étale belle et sauvage
Rafraichie par un ruisseau sinueux
Qui déferle indiscipliné
Et s'écoule plein de vie
De grosses pierres lisses en cailloux légers
Volages comme mes pensées
Qui glissent du ciel vers la terre
Le long du flanc de la verte colline
Le long de mes souvenirs
Ceux que j'aime revivre à l'aube
Quand avant le lever du soleil
J'ouvre les persiennes sur un matin neuf
Merci TGV08,
Merci Bipolaire-DSMoon-Airblues ...
Merci Grognon : Je suis la plus heureuse des Vipistes !
Derrière le vieux portail rouillé
Un petit chemin de terre serpente
Jonché d'herbes éparses
Sous une tonnelle de vigne vierge
Une haie de rosiers sauvages
Aux somptueuses couleurs vives
Un lierre amoureusement enroulé
autour d'un amandier en fleurs
prés de l'escalier de pierre
un genêt tout d'or vêtu
exhale un parfum de soleil
une porte en chêne, large et basse
sertie de fer forgé
avec au centre un petit fenéstron
de chaque côté
un tonnelet qui déborde de géranium
le jardin est garni
d'arbres aux fruits généreux
remplis de soleil sucré
aucun mur ne ceint ce coin de paradis
qu'une rangée de fusains
protège du vent ou des grandes chaleur
les collines alentours
parées de pins d'Alep
mais aussi de pins parasols
plongent dans l'azur du ciel de Provence
parfois une nuée de merles
dessine des perles grises irisées
éclatées sous les nuages qui vagabondent
tout comme mes pensées folles
qui s'envolent vers toi que j'aime tant
Parfois la tristesse s'installe
Doucement, insidieusement
Une tristesse accablante
Est-ce le lamento de la pluie
Qui pleure sur les carreaux
Ou bien le ciel sans éclat
Désespérément gris opaque
Peut-être ce vent si froid
Qui ne cesse de geindre
A travers les branches nues
Des arbres dépouillés
Pas un seul cri d'oiseau
Ni même la course d'un chat joueur
A croire que les cigales
N'ont jamais existé
Les fleurs ont froid
Le coeur grelottant
La tête penchée
Sur un tapis de mousse
Elles semblent résignées
A se faner sans soleil
Les pétales flétris
Sans parfum ni couleur
Elles arrivent au bout
De l'automne de leur vie
MDRRRRRRRRRRRRR GROGNON !
Mais vas-tu te décider à sourireeeeeeeeeeeeeeee !!
mdrrr excellent tgv08 !!
Compatissant BIPOLAIRE !!! mdrrrrrrr