Le remouleur, santon de Provence
04/12/2009 21:05 par cristalinette13
La méduse rouge a été repérée dans le Pacifique, il y a environ une quizaine d'année ... cette méduse reste un mystère que les scientifiques n'ont pas encore résolu ...
La baleine bleue en images : http://www.maxisciences.com/baleine/la-baleine-bleue-championne-toutes-categories-du-monde-animal_art1159.html
La baleine bleue a un coeur immense d'environ 600 kgs !
Dio mio ... la masse d'amour que çà peut contenir un coeur pareil !
Merci pour ce café tgv08, ce breuvage est souvent un nectar des Dieux, surtout tôt le matin comme çà !
Bonne et belle journée à vous qui passez, ici la pluie s'est instalée pour un moment mais le fond de l'air reste assez doux pour la saison...
Encore une journée qui s'annonce bien maussade, à croire que c'est le lot de saison qui s'installe dans cette froidure que je n'aime décidément pas du tout : elle empêche le bien-être et ne donne que des sourires crispés; aussi j'aime me réfugier au coin du feu, chaque fois que je le peux; les flammes se consument lentement mais au moins je sais le temps que leur chaleur peut durer même si inéluctablement elles finiront par s'éteindre sur de la braise, de laquelle braise ne restera que poussière. C'est ainsi, comme un cycle. Le feu finit roujours par s'éteindre d'une façon ou d'une autre.
Mais ...
Il arrive que parfois, sous la braise qui couve au fond de l'âtre, une étincelle jaillisse, sortie d'on ne sait où, et cette étincelle devient un petit feu follet, puis une nouvelle bûche suffit pour que redémarre le crépitement joyeux et chaud des flammes, alors je me dis que finalement, tout comme un feu peut rennaître de ses cendres, l'amour ne meurt jamais.
Je m'absente quelques jours, pas longtemps, j'ai pas mal à faire cette semaine ... la vie me happe et le temps me manque. Pas assez d'heures dans une journée parfois, mais bien sûr, je passerai vous lire souvent et toujours avec le même plaisir ... 
Bonjour, et bon début de semaine à vous qui passez, ici il pleut, depuis hier, mais le fond de l'air reste assez doux ... La journée s'annonce pas mal chargée, comme bien souvent le lundi ... Bizouxxx et merci à toi tgv08, pour tes belles créas et pour tout !
Bonne journée 
1969 ... J'avais douze ans, et nous habitions un joli pavillon de banlieue, à moins de 5 kms de la Canebière, dans les quartiers sud-est de Marseille, entre Saint-Loup, un vraie village dans la ville, fief de Marcel Pagnol, La Parette alors couverte de collines verdoyantes, d'arbres fruitiers qui magnifiaient le paysage au printemps et le quartier de La Pomme, délimité par celui des Caillols..
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Notre maison était située dans une impasse, en retrait de l'avenue Jean-Lombart; de ce côté ci de cette fameuse avenue étaient les habitations et l'urbanisme, de l'autre côté c'était encore le monde rural, magnifique de verdure, de sources, de fermes, de beauté de la nature provençale. Il suffisait de traverser la grand'route qui séparait ces deux mondes, et je la traversais chaque soir, pour aller à la ferme qui s'étendait sur plusieurs hectares, avec des animaux et des plantations d'arbres ou de céréales, de fruits et légumes.
Un grand mur s'élevait tout le long de l'avenue Jean-Lombard et masquait ce paysage magnifique, on accedait à la ferme en passant sous l'un des trois ponts qui ouvrent le passage vers ce coin de paradis; au-dessus du ce large et long mur, passait la voie ferrée qui menait vers la gare de la Blancarde et la gare Saint-Charles, tout y était dans ce paysage, même le train que les vaches qui paissaient regardaient d'un oeil indifférent, trop occupées à brouter une herbe verte et drue agrémentée de « boutons d'or « , ces petites fleurs frêles à la corolle jaune vif qui sentaient si bon parmi les pissenlits non moins jaunes...
Les fermiers avaient procédé à des forages et puisaient l'eau des sources naturelles qui coulaient à moins de dix mètres de profondeur sous terre, comme c'est souvent le cas dans ce secteur béni des Dieux... Je traversais la grand'route chaque soir vers 18h, munie d'un pot à lait métallique de deux litres, j'allais acheter le lait à la ferme, et j'adorais çà ! Je partais souvent avec Marie-Laure, ma copine et voisine, complice d'espièglerie et de vol ... de melons! Ben oui, nous cédions à la tentation, lorsqu'au retour, nos pots remplis de lait, nous traversions le champs de melons qui entourait la ferme côté est! Gourmandes nous étions de ces fruits gorgés de soleil, que nous découpions à l'aide d'un tout petit canif porte-clé et que nous dévorions sans faim mais avec gourmandise et avec le délice de la chose défendue, surtout quand cette chose avait un goût de nectar des Dieux! On se délectait de notre menu larcin, qui ne nous en semblait pas un tant il y en avait qui tapissaient le sol de ces succulents melons...Je pense qu'à la ferme, ils n'étaient pas dupes et savaient que parfois nous prenions un de leurs fruits et que nous le dévorions en cachette; mais c'était l'époque où les adultes avaient encore une certaine indulgence pour les enfants gourmands ( et gourmets!) et je pense qu'ils aimaient que nous raffolions de leur délicieux melons !
( à suivre... )
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